Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.
Dans la forêt profonde
Il va bientôt quitté ce monde.
Le grand cerf s'est assoupi.
C'est la fin de sa longue vie.
Cela fait déjà bien longtemps,
Qu'en solitaire il va errant.
Depuis qu'en combat singulier,
Un jeune mâle l'a dominé.
Il songe au temps de sa puissance,
Aux bons moments de l'existence,
A toutes ces biches jolies,
Qui ont donné tant de petits.
Il se souvient de ses frayeurs,
Quand poursuivi par les chasseurs,
La meute de chiens à ses trousses,
Il trouvait le salut dans la course.
C 'en est fini de sa splendeur.
Elles sont bien loin toutes ses ardeurs.
Il a fallu du courage,
Affronter les méfaits de l'âge.
Sa belle robe s'est ternie,
Même son pas a ralenti.
Il a perdu ses certitudes,
Dans son immense solitude.
Sur la mousse il s'est allongé.
Le souffle court, les yeux fermés,
Il n'a plus la force de bouger.
Doucement il se laisse aller,
Dans cette douce nuit d'été.
La vieille bête s'en est allée.
Dans la forêt, dans les clairières,
La nature s'est mise en prière.
Mais si vous êtes observateurs,
Homme de bien, homme de coeur,
Le soir en pleine obscurité,
Vers le ciel vous regarderez.
En plein coeur de la voie lactée,
Une nouvelle étoile est née,
Tout à côté de la grande Ourse,
Le grand cerf a repris sa course.
Auteur Christian Donadello (écrit le 24 avril 2004).
Je vous invite à découvrir son blog et remercie l'auteur de m'avoir permise de vous faire partager ce trés bel écrit.
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