Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.
Mon maître bien aimé,
Donnes moi à boire et à manger.
Prends bien soin de moi.
Quand le travail de chaque jour, sera achevé,
Offres moi un endroit propre pour me reposer,
Un espace pas trop étroit , ni trop sombre, dans ton écurie.
Parles moi, car souvent ta voix remplacera le mors, qui me blesse.
Sois bon avec moi, je te servirai encore plus gaiement,
Je serai une douce monture et je t'aimerai.
N e tires pas sur les rênes.
Ne te sers pas de ton fouet dans les montées.
Ne me bats pas, ne tapes avec tes pieds dans mes flancs,
Si je ne comprends pas de suite.
Mais laisses moi le temps de saisir tes intentions..
Ne me juges pas désobéissant si je suis parfois long à obéir.
Laisse moi faire cette prière, et ne penses pas,
Que ce soit par manque de révélations,
Si je t'implore au nom de celui qui naquit dans une étable.
Et lorsque, je serai vieux, que ma fin sera proche,
Que je ne pourrai plus te servir,
Je t'en supplie, ne me laisse pas mourir de faim et de soif.
Ne me vends pas, ne m'abandonnes pas,à un maître inconnu.
Qui pourrait me tourmenter et me faire périr,
Au fond d'un abattoir.
Sois assez bon, mon Seigneur, mon maître,
Pour m'accorder une mort douce et rapide.
Texte trouvé sur le Net.