Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.
Dans mon bassin clos,
Tu me regardes, ébloui, souriant.
Tu me ressens joyeux,
Dans cette eau qui brûle ma peau.
Je t'admire, et je te vois,
Profitant de ta liberté.
Dans ce bassin où l'on m'enferme,
Je vis ma solitude.
Je tourne en rond, dans ce fond de béton.
Où sont passées mes vagues bleues,
Dans lesquelles j'aimais tant jouer avec mes frères et soeurs?
Où sont passés ces coraux multicolores, que j'admirai?
Où et passé mon horizon?
J'étais si bien.
Comme j'aimerai que tu puisses entendre ma prière,
Et que tu comprennes mon langage.
Dès lors tu deviendrai mon meilleur ami,
Et tu ressentirais toute la tristesse qui est en moi.
Tu m'aimerais Libre!
Viens me contempler dans mon royaume bleu.
Aimes moi en regardant l'horizon.
Je viendrais vers toi, t'interpeller, te saluer.
N'oublie pas que je t'aime,
Et que je serai toujours un ami.
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