Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.

Publicité

Prière à notre enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

                                            Loïc, 20 ans, tué le 12 décembre 2003, par un chauffard.

 

 

loic-bateau.jpg

 

 

 

Mon enfant bien aimé,

Ta disparition physique est une douleur inguérissable.

Donne-moi la force d'assumer cette abscence,

Afin que mon coeur muré dans sa peine,

Puisse déployer les nouvelles antennes de mon amour,

Vers ta rive invisible, si proche et si lointoine.

Mon petit,

Fais grandir en moi ces antennes du coeur,

Ca pable de traverser le simple voile,

Qui sépare l'épaisseur de notre matière,

De la légèreté des êtres spirituels.

Aide-moi à déployer les antennes de l'amour,

Capable de pénétrer là où il n'y a ni passé , ni futur,

Mais l'éternel  aujourd'hui.

Là où l' amour ne connait ni usure, ni blessure,

Mais croissance infini.

Aide-moi à déployer les antennes de l'amour,

Qui tissent des passerelles invisibles

Et ne connaissent pas de frontières,

Entre notre rive terrestre et cette rive baignée de lumière,

Où transfiguré, épanouit, tu ris avec les anges.

Mon enfant chéri,

Aide-moi à déployer les antennes de mon coeur,

Pour capter ta voix silencieuse,

Et la caresse furtive de ta nouvelle présence.

Comme les ondes radios, ont leur récepteur,

Notre récepteur à nous, c'est notre amour,

Qui déploit ses antennes, ouvrent les yeux de notre coeur,

Alors capables de discerner les signes,

Et la présence discrêtes de nos êtres chers,

Qui déposent en nous une tendre douceur.

 

                                                     Auteur inconnu.

 

                           Prière extraite du livre A nos bien-aimés déjà partis de Michel Hubaut

 

434780038.jpg

 

                                                      Tes parents qui t'aiment et qui depuis sont orphelins .

 

 

                    
Il est des événements dont nous ne guérissons pas. On les porte en soi pour toujours et on en souffre à jamais. On croit que le temps passe, qu'il lisse l'effroi. On croît qu'on a sublimé l'épreuve, qu'on l'a dépassée, oubliée. Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte. Le coeur, déséquilibré, ne bat plus pareil. Une fenêtre est béante, le vent s"y engouffre, la vie s'y dérobe. On est glacé. On est perdu. Une part de soi s'est enfuie. On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours. En soi, désormais, quelque chose n'attend plus que la fin. Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie. "
 
Extrait du livre de Gaëlle Brunetrand
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cette page
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :