Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.
Les sapins ont pleurés,
Lorsqu'ils les ont coupés,
Déracinés de leur forêt.
Puis apeurés, ils ont voyagé,
Sans connaître leur destinée.
Ils les ont exposés,
Pêle-mêle au meilleur prix.
Chacun d'eux c'est vu partir,
Pour orner des maisons.
Les sapins étaient ravis.
Ils les ont décorés,
Tous beaux , tous brillants.
Mais d'où venait toute,
Cette attention, cette effervescence?
C'est la nuit de Noël!
Et les sapins se retrouvèrent,
Prés des poubelles,
Avec les mendiants du bonheur,
Ceux qui n'ont droit à rien.
La magie n'est pas éternelle.
Leya