Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.
Elle va pieds nus, au fil des rues
Sous le vent,sous la pluie.
Souffrant discrètement des regards,
Qui d'elle se dérobent, sournois,
Où la regardent avec insistance.
Du silence qu'on lui accorde,
Pourquoi autant d'indifférence?
Elle n'a pas choisi, la vagabonde.
Avec pour seul compagnon,
Ce petit chien d'infortune,
Elle s'émerveille encore,
Devant les étincelles, des allumettes.
Seule magie en ce soir de Noël!
Elle a su garder ce coeur d'enfant,
Qui ne juge pas, mais ne comprend pas,
L'égocentrisme de ce monde.
Comme son chien, ils ont le regard pur,
Et un coeur plein de compassion,
Envers ceux qui n'en ont plus.
Leya