Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.
Les blessures de l'âme, ne sont que des braises.
Elles pénètrent en nous, brûlent tout ce que l'on a pas voulu.
Boivent notre sang et puis deviennent malaises,
Jusqu'à ce que l'on devienne un ange déchu.
Les blessures de l'âme ne s'effacent pas,
Elles nous hantent, sont nos peurs et démons de la nuit.
Les ombres sur les murs suivent nos pas.
Des pleurs, non retenus, des flammes que l'on fuit.
Les blessures de mon âme sont du passé,
Mais envahissent et anéantissent tout mon présent.
Elles m'emprisonnent, et m'éloignent du monde,
Jusqu'à faire de moi un être d'outre- tombe.
Les blessures de l'âme sont des tisons,
Que les moindres vents ravivent , à toutes saisons.
Elles nous attisent de mille supplices,
Ne voyant plus que la noirceur d'un crépuscule,
D'une vie qui s'écoule de larmes et de cendres.
Leya