Des mots à des maux. La perte d'un enfant est un mal irréversible, le chagrin demeure.
Il y a des soirs où les étoiles ont une âme,
Où flotte dans les airs, un parfum étrange.
Mon ombre est comme couleur de pluie,
Je me souviens le temps d'un paradis perdu.
Cette douleur me consume, indéfectible blessure.
Il y a des soirs où les fleurs ont une âme,
Je divague sans fin dans les trépas du passé.
Je flotte comme ces glaçons dans le verre,
Elixir d'un apaisement éphémère,
Je m'abreuve de subtil mélange.
Il y a des soirs où les objets ont une âme,
Où règne une atmosphère de calvaire.
L'alchimie se fait ,confluant dans mes veines.
Je m'abandonne à cette douce démence ,
Evasion provisoire de mon corps et de mon être.
Il y a des soirs où je n'ai plus d'âme.
Mon coeur dort.
Leya